Monique Davot

Aujourd’hui je suis allé saluer deux femmes que je n’avais pas vues depuis plus de trente ans. Trente-cinq peut-être pour la mère de Marie-Claude Schilling. Elle se souvenait très bien de nous : nous pédalions 30 km pour rendre visite à sa fille, les années collège, depuis la 6ème, c’était la plus jolie fille de la classe. (elle est aussi sur la photo de ma classe de seconde, ici).

Ensuite je suis passé chez les Davot. Comme autrefois la maison était pleine de jeunes gens, certains à la guitare. À l’époque c’était Christophe, aujourd’hui c’est son fils, en vacances chez sa grand-mère. Monique Davot c’était LA prof de musique du collège. Enthousiaste, énergique, Monique dirigeait une chorale qui rencontrait un vif succès dans la ville et qui a grandement favorisé le jumelage avec Gernsheim-am-Rhein. Elle était la mère de 5 enfants, tous très blonds, tous musiciens. Notre grand copain c’était Christophe, il avait de très longs cheveux presque blancs comme Johnny Winter et nous épatait à la guitare. Son frère Charlie et lui sont devenus musiciens professionnels. Christophe avec Pink Turtle, et Charlie est le batteur de divers groupes dont Variety Lab. Charlie (en photo ci-dessus avec Monique) était le petit dernier. Dans mon souvenir il a les cheveux longs et il a 10 ans. Son fils, qu’il me présente, est déjà plus âgé. Les aînés, Catherine (également présente ce mardi) et Jean-Louis étaient un peu nos grands frères, nous initiaient à Pilote et Pink Floyd et revenaient du Larzac. C’est pour cette raison qu’en 99 j’ai rencontré José Bové et que je l’ai accompagné à Seattle. Un été, nous étions déjà un peu plus âgés (voir cette photo), avec Christophe, mon frère Arnaud, et Olivier Maire nous avons fait le voyage pour Kastelli en Crête où vivait Catherine. Parfois elle jouait du piano au Café-Bleu à Hania. Dans la famille il y a aussi Anne, violoncelliste, ou contrebassiste peut-être, qui est parti pour l’Allemagne il y a 30 ans et qui est devenue berlinoise. Et puis leur père, qui était le maire de la ville. Lui n’avait pas l’allure baba cool de la famille mais portait un costume gris et roulait en DS noire. Quand-même il était cool. Il fumait beaucoup et ça m’attriste d’apprendre qu’il est maintenant gravement malade à cause de ça.

Je suis allé faire un tour dans le parc derrière la maison. Dans mes années 70, Monique y organisait des feux de la Saint-Jean, et nous étions pas mal du collège à venir chanter et jouer. Et flirter aussi, si je me souviens bien.

Ma cabane made in Jura

saizenay-20_12_09-04.1261299206.jpg

Cliquez sur l’image, une fois, deux fois même, agrandissez l’image et voyez comme c’est beau.

Ce matin au réveil le thermomètre marque -19°C et les premiers rayons du soleil sous la couverture nuageuse éclairent le Mont Poupet. Nous avons construit notre maison bioclimatique, ossature bois, paille dans les murs et sous le toit à Saizenay au pied du mont Poupet, à une douzaine de kilomètres d’Arbois, la ville de Louis Pasteur.

Avant de l’envoyer se laver les mains j’explique à ma fille qui était ce pionnier de la microbiologie qui mena une série d’expériences décisives au Mont Poupet. Pour combattre la théorie des générations spontanées, théorie selon laquelle « la vie pourrait apparaître à partir de rien, et les microbes être générés spontanément. » il emplit 20 ballons en verre avec de l’air de la vallée à Arbois et 20 ballons avec de l’air du Poupet, 8 ballons de la vallée fermentèrent et seulement 5 au Mont Poupet, il prouva ainsi que l’air est plus pur en altitude et que les fermentations étaient dues à des germes. La remise en cause de la génération spontanée a joué un grand rôle dans les mesures d’hygiène et d’asepsie contre le développement des maladies par exemple à partir de ce jour les médecins se lavèrent les mains avant de pratiquer un accouchement. Voila ma fille a les mains propres.

La construction de la maison en images

Papa, mon frère et moi

Dans la salle d’attente Arnaud, mon frère, est anxieux, promptement je fais un selfie. Nous avions rendez-vous hier avec le médecin de famille afin de connaitre son diagnostic sur notre père : il est atteint d’une maladie de Parkinson. J’ai raconté ça ICI.

Arnaud et moi à l’âge de l’insouciance. Et la main de notre mère